Kagbelen : en colère contre la poussière, des citoyens barricadent la chaussée

Des citoyens, en majorité des femmes et des jeunes, étaient dans la rue ce samedi 01 mai 2021 à Kagbelen, dans la commune de Dubréka. La démarche visait à exprimer leur colère face à la poussière qui les envahit depuis le début de la construction d’un échangeur au grand rond-point de Kagbelen, a appris sur place un de nos reporters.

Très en colère, un groupe de femmes appuyé par des jeunes ont érigé des barricades pour empêcher tout engin roulant d’emprunter la déviation qui contourne le grand carrefour de Kagbelen. La manifestation n’a duré qu’une dizaine de minutes avant l’intervention des forces de l’ordre qui ont dispersé les protestataires.

Interrogé, Mamadou Bhoye Barry, un riverain qui a vécu les faits a fait savoir que les citoyens sont agacés par la poussière qui les empêche de vivre. « L’échangeur qui est en cours de construction ici au rond-point de Kagbelen a poussé les gens à créer une déviation qui passe devant chez nous. Nous, on se débrouille ici pour subvenir à nos besoins mais les autorités ne nous ont pas aidés. Au lieu de gratter la route, ils sont venus déverser de la terre. Une chose qui provoque une énorme poussière qui agace les riverains. Ils ne viennent arroser qu’une fois ou deux fois par jour. Cinq minutes après le passage du camion qui arrose, la poussière nous envahit. Actuellement, c’est impossible de manger ni dehors, ni dans les maisons riveraines. Pour la rupture du jeûne, nous sommes obligés de nous enfermer dans les maisons. Le soir quand tu craches, c’est comme si c’est de la boue que tu as mangée. Tu es obligé de boire du lait pour laver la gorge. C’est ce qui a irrité la colère des gens qui sont sortis manifester. C’est la brutalité avec laquelle les agents de la CMIS ont voulu agir qui a poussé des jeunes à rejoindre les femmes. Il y a eu des jets de pierres. J’ai immédiatement fermer ma place pour quitter », a-t-il expliqué.

Pour, finir, Monsieur Barry lance ce message aux autorités. « Nous demandons aux autorités de nous venir en aide. Nous demandons à ce que cette route soit goudronnée ; à défaut, de l’arroser régulièrement. Avec cette poussière, on peut facilement contracter des maladies”.

Selon nos informations des jeunes gens auraient été arrêtés par les forces de l’ordre.

Aux aux environs de 11 heures 45, une citerne à eau avait commencé à arroser la route.

Mamadou Aliou Barry pour Guineepremiere.com

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