Les entreprises chinoises ralentissent leur rythme d’endettement : un signe pour l’Afrique

Alors que l’économie mondiale est en pleine relance, la Chine envoie des signaux de ralentissement sur le marché des capitaux. Cette performance globale touche surtout le secteur de l’immobilier. Une chose que doit surveiller l’Afrique, son partenaire.

Alors que les taux d’intérêt se détendent sur le marché des capitaux des régions émergentes et frontières du monde, les entreprises chinoises elles, ont choisi de réduire leurs émissions de titres d’emprunt. Cette tendance observée est à contre-courant de la hausse des emprunts obligataires dans la région asiatique qui, au 13 avril 2021, avait déjà atteint les 116 milliards $, selon des données fournies par S&P Global Ratings.

Ce ralentissement de la Chine sur le marché des capitaux concerne presque tous les secteurs, notamment celui de l’immobilier. Les analystes estiment que cette tendance est la bienvenue. Le stock actuel de 9400 milliards $ de dette d’entreprises chinoises s’est constitué dans un contexte où le marché offrait des taux bas pour des délais de remboursement plus longs. Mais il n’est pas exclu qu’à terme, survienne un cycle où il faudra emprunter à des taux plus élevés pour des délais de remboursement plus courts.

Mais ce risque à lui seul ne semble pas donner toutes les raisons véritables derrière ce repli. Tout laisse croire que les entreprises qui dépendent de la Banque centrale sont celles qui ont le plus réduit leurs émissions. Cela emmène à se demander s’il y a une volonté d’ajuster l’activité sur le marché des capitaux aux objectifs de politique monétaire.

Dans tous les cas, le ralentissement dans le secteur de l’immobilier peut être un signal, notamment pour les Africains exportateurs de matières premières qui entrent dans le domaine de la construction, comme le fer ou le cuivre. Pour l’instant, les données du commerce extérieur chinois ne permettent pas de confirmer ce risque, mais elles donnent des chiffres mitigés.

A fin mars 2021, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique était de 52 milliards $. C’est son niveau le plus élevé pour un premier trimestre depuis 2019, selon des informations consultées par l’Agence Ecofin.

Ce chiffre global cache cependant quelques disparités. Les échanges avec l’Angola, premier partenaire de la Chine en Afrique, ont reculé. Bien qu’en hausse, les importations africaines de l’empire du Milieu sur la période (22,3 milliards $) n’ont pas encore dépassé le niveau d’avant la pandémie en 2019 (24 milliards $).

Auteur : Agence Ecofin

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