Guinée: la CGCPI renouvelle son soutien à la Cour Penale Internationale

Les membres de la Coalition Guinéenne pour la Cour Penale Internationale étaient devant des journalistes ce mardi, 06 avril 2021 à la maison de la presse de Kipé. C’était pour renouveler leur soutien à Cour Penale Internationale afin que celle-ci soit efficace, indépendante et universelle pour disent-ils, faciliter la lutte contre les violations répétées des droits de l’homme en Afrique notamment, en Guinée.

Pour maître Thierno Hamidou Barry, président de la CGCPI qui est tout d’abord revenu sur les raisons de ce soutien, la Cour Penale Internationale est la seule juridiction capable de prêter main forte aux organisations de défense des droits de l’homme dans leur lutte, surtout en Afrique. « Nous apportons notre soutien à la Cour Pénale Internationale, pour davantage lutter contre l’impunité et les violences répétées des droits de l’homme. Les juridictions nationales guinéennes, ivoiriennes ou camerounaises …, partout où il y a une analyse ou un examen, est-ce que ces juridictions ont pris en charge les crimes qui s’y passent chez nous? Non! Elles ne l’ont pas fait. Autre raison, si nous ne voulons pas que la Cour juge les africains, ne commettons pas ces crimes là. Donc la Cour Pénale est là pour compléter les Etats. Donc cette cour si elle n’est pas soutenue, avec le retrait de beaucoup de pays, parce que la Chine, les États-unis et la Russie ne font pas partie. A un moment donné, tous les Etats africain voulaient se retirer. C’est pourquoi notre vocation, cest de soutenir la Cour afin qu’elle soit indépendante, efficace et universelle, parce que son rôle, c’est la défense des droits de l’homme », a-t-il expliqué.

Dans une déclaration rendue publique pour les circonstances, ces membres de la CGCPI invitent le gouvernement guinéen à accélérer la procédure pour l’ouverture du procès dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009. « Tout le temps, nous soutenons que le procès du massacre du 28 septembre se tienne en Guinée, parce qu’il y a beaucoup de victimes. Il y a aussi le temps écoulé, 13 bientôt. Donc si on envoie l’affaire à la CPI, ça va faire 10 ans, 15 ans ou 30 ans, cela trouvera que beaucoup de victimes et d’acteurs seraient fatigués, seraient morts. L’instruction est terminée dans le dossier du 28 septembre, nous constatons que le bâtiment qui doit abriter le procès est presque fini, en tout cas en ce qui concerne les murs. Dons nous espérons qu’il n’est qu’une question de mois, pour qu’on commence la tenue du procès. C’est pourquoi nous invitons encore le gouvernement d’accélérer les choses, parce que cela servira d’exemple, car ça permettra de lutter contre l’impunité dans notre pays ».

Bah Mohamed pour Guineepremiere.com

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