Guinée : Bah Oury plaide pour la réouverture des frontières et l’accompagnement des déguerpis

Le parti Union Démocratique pour la Renaissance de la Guinée (UDRG) a tenu son assemblée générale « restreinte » ce samedi, 27 mars 2021 à son siège à Kipé. Les débats ont essentiellement tourné autour de la nécessité de rouvrir les frontières, notamment avec le Sénégal et la Guinée Bissau, mais aussi sur le sort des victimes du déguerpissement en cours.

Pour Bah Oury, président de l’UDRG, il est de la responsabilité du gouvernement de trouver des mesures d’accompagnement pour les victimes du déguerpissement en cours. « Il faut aménager nos villes de telle sorte que la vie future soit possible.  Parce qu’une ville qui étouffe, c’est une ville qui causera des problèmes et une ville qui causera des problèmes, c’est une ville qui, économiquement et politiquement, ne sera pas susceptible de se développer dans le futur. Donc Conakry par exemple et les autres villes du pays doivent se préparer à être des villes viables dans 20 ou 30 ans. Donc l’aménagement du territoire en anticipant sur le développement démographique, oblige la puissance publique à assumer ses responsabilités. Mais ce n’est pas aussi une occasion de faire en sorte que ceux qui ont épargné pendant des années et des années, voient leurs épargnes détruites en quelques instants, parce que l’Etat n’avait pas assumé ses responsabilités face à cette situation. Et de ce point de vue, lorsque l’Etat en tant que propriétaire assume sa responsabilité de récupérer ses biens, l’Etat en tant que représentant de la population doit veiller à la solidarité, à la cohésion nationale ; doit veiller à faire en sorte que les populations ne vivent pas dans le désarroi et que les gens ne soient pas dans la rue. Donc, il doit préparer des mesures de réparation et de compensation. Ça c’est une question de principe et ça ne devrait pas faire l’objet de discussions… »

Bah Oury a aussi plaidé pour la réouverture des frontières entre la Guinée et ses voisins, notamment le Sénégal et la Guinée Bissau. « Le gouvernement devrait comprendre qu’en prolongeant la fermeture des frontières, c’est comme si vous avez un coureur qui veut être le premier, mais qui se tire une balle dans au pied. Il va de soi qu’il ne sera pas le premier dans la course. On souffre énormément, on ne compte pas l’aspect concernant les problèmes humanitaires qui sont liés à cela. Seuls ceux qui ont les moyens de voyager par avion peuvent actuellement aller dans ces pays. Donc, l’écrasante majorité de la population, en dehors de ceux qui sont des agents économiques, ne parvient pas à aller de l’autre côté puisqu’officiellement tout est fermé. C’est une question très compliquée et nous espérons qu’avant le Ramadan, le gouvernement va essayer de revoir cette situation pour soulager nos compatriotes. Donc la réouverture des frontières avec les pays limitrophes est fondamentale », a-t-il souligné.

Bah Mohamed pour Guineepremiere.com

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