Saisie de cocaïne à Conakry : l’avocat d’un des mis en cause dénonce des incohérences

La police guinéenne a saisi 177 plaquettes de cocaïne le 05 janvier dernier au quartier Nongo, à Conakry. L’affaire implique sept guinéens et un expatrié Serbomonténégrin, dont la mise en liberté est aujourd’hui dénoncée par les autres mis en cause dans ce dossier. C’est l’avocat de Mamady Kaba, un des présumés narcotrafiquants, qui a dénoncé cette situation à travers une conférence de presse animée ce lundi 8 mars 2021 à Conakry

 Ils sont au nombre de 8 et tous inculpés des faits « d’importation et de transport international illicite de drogue et de complicité par fourniture des moyens».

Comment le Serbomonténégrin s’est-il tiré d’affaire ? Voilà la question que se pose l’avocat de Mamadi Kaba. Devant les hommes de médias, maître Yaya Konaté dénoncé la violation de la présomption d’innocence de son client. Pour lui, le rapport d’étape de la commission rogatoire est entaché de plusieurs incohérences. Ce qui l’emmène à parler d’arrangement dans la libération de l’expatrié.

« On constate des incohérences dans le rapport d’étape de la commission rogatoire notamment sur la situation des deux expatriés sur lesquels la drogue a été saisie et qui ne sont pas aux arrêts. Et ensuite les raisons pour lesquelles ces personnes ne sont pas présentes ne sont pas connues. Il a fallu certainement que les gens prennent la décision de les libérer ; et comment ont-ils quitté le territoire national ? Ces questions restent suspendues. C’est pourquoi nous estimons que l’enquête menée avant la commission rogatoire a des insuffisances et des incohérences. Monsieur Issa Kaba, le petit frère de mon client, a agi par voie de presse, en accusant son grand frère d’être responsable de ce dossier de trafic de cocaïne. Il l’a dit le 1er mars dernier. Il a soulevé la culpabilité de son frère en disant que c’est lui qui l’a mis dans cette affaire. Donc, le fait de culpabiliser son grand frère, et par voie de presse, constitue une violation de la présomption d’innocence de monsieur Mamadi Kaba ».

Selon nos informations, 29 personnes ont été interpellées et entendues dans cette affaire. 8 sont déférées à la maison d’arrêt de Conakry, dont 3 gendarmes, 3 policiers et 2 civils.

Bah Mohamed pour Guineepremiere.com 

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