Frais d’inscription exagérés, classes pléthoriques… : la galère des étudiants de Sonfonia

Les étudiants des différentes universités du pays avaient promis de faire se faire entendre ce jeudi, 17 décembre 2020. La démarche vise à dénoncer la hausse de l’inscription et la réinscription tout comme les conditions de vie dans lesquelles vivent ces étudiants. A l’université  Général Lansana Conté de Sonfonia, des centaines d’étudiants ont fait face aux forces de l’ordre dans une ambiance surchauffée, a-t-on constaté sur place.

A l’Univeristé de Sonfonia, un sit-in avait été organisé par les étudiants pour dénoncer la hausse « exagérée » des frais d’inscription et de réinscription. Au moment où les uns manifestaient calmement, d’autres ont cru bon de barricader la route en tenant des propos hostiles aux autorités.

Subitement, les forces de l’ordre sont intervenues en tirant les gaz lacrymogènes pour les disperser. Il s’en suivra un échange musclé entre protestataires et agents sur fond de gaz lacrymogène, dans une atmosphère irrespirable.

Interrogée par les journalistes présents, Aminata Diallo, étudiante en Licence 3 Comptabilité, a expliqué les conditions de vie des étudiants à Sonfonia :  

 « Nous sommes confrontés à des difficultés qu’on ne peut même pas citer ici. Aujourd’hui nous sommes là pour manifester pour le frais de réinscription et d’inscription qu’ils ont rehaussé depuis la promotion de 2018. Cette promotion, nous sommes les premiers ici à payer 250 mille GNF pour l’inscription et les 200 mille pour la réinscription. Les années passées, nous savons comment on s’y prenait pour payer ces frais-là. Nous payons d’abord le transport pour être-là. Imaginez, il y a des gens qui quittent jusqu’à Coyah, Dubréka et autres, payer ce transport-là nous coûte cher ; normalement, on devait nous envoyer des bus pour nous déplacer. Mais, ils ne nous envoient pas ces bus et puis ils sont là à rehausser les frais d’inscription et de réinscription. De 15 000 GNF, nous sommes entre 200 mille et 250 mille GNF, c’est-quoi ça ? C’est trop ça pour nous, nous ne pouvons pas. Il y a des étudiants qui n’ont même pas de tuteurs, ils se débrouillent par eux-mêmes pour satisfaire leurs besoins. 200 mille GNF, c’est trop, on en a marre. En plus, nous sommes bourrés dans les classes, on s’assoit à 5 voire à 6 par tables-bancs, il n’y a même pas des ventilateurs, les ventilateurs ne nous suffisent pas. On vit dans des conditions précaires ici, on ne peut pas suivre des cours normalement dans des conditions pareilles », a-t-elle dénoncé.

Alpha Amadou Diallo pour Guineepremiere.com

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