Fièvre jaune à Koundara : 25 personnes infectées, 12 cas de décès enregistrés (DPS)

Depuis le début du mois d’octobre 2020, la préfecture de Koundara, en République de Guinée, est frappée par une épidémie de fièvre jaune. Au total, 25 cas de contamination, dont 12 décès, ont été enregistrés dans cette localité située au nord de la Guinée. C’est ce qu’a confié à un reporter de Guineepremiere.com Dr  Kouliba Kalivogui, directeur préfectoral de la santé de Koundara, ce mardi 24 novembre 2020.

Selon nos informations, la sous-préfecture de Sambailo est l’épicentre de la fièvre jaune depuis le mois d’octobre. Certaines sous-préfectures, notamment Guingan, Kamanby, Sareboido et la commune urbaine de Koundara sont également touchées par cette épidémie.

Joint par téléphone, Dr Kalivogui, directeur préfectoral de la santé de Koundara, a apporté des précisions sur le mode de contamination de la maladie. « La maladie se transmet de singe à singe par divers moustiques dénommé Aedes.  Généralement, ces moustiques se trouvent en brousse, mais puisque l’homme est toujours en contact avec la brousse et les animaux, la maladie est virale. Donc, si ce moustique pique un chasseur par exemple, il va forcément tomber malade et développer la maladie.  Et si cette personne malade est dans une agglomération et qu’il est piqué par un moustique et ce même moustique va piquer une personne saine, voilà comment la maladie va se transmettre d’une personne saine à une autre ».

La maladie est signalée dans la préfecture depuis le début du mois d’octobre 2020, faisant plusieurs victimes. Selon le DPS, les personnes les plus affectées par cette épidémie sont âgées de moins de 15 ans. « Depuis le mois d’octobre, nous avons commencé à avoir des cas de fièvres sporadiques isolées c’est-à-dire des cas qui n’étaient pas nombreux, c’était de façon irrégulière, qui ont les mêmes signes avec le paludisme. Les agents de l’hôpital en pédiatrie ont fait passer les malades à des tests au laboratoire, ils ont examiné, c’était effectivement des germes de parasite du paludisme. Donc, les premiers malades ont été pris en charge au titre du paludisme grave. Durant le mois d’octobre nous avons eu au total 5 cas de malades. Au mois de novembre, les mêmes cas venaient avec les mêmes signes. Donc, cela a attiré l’attention des médecins de l’hôpital et à leur tour ils ont attiré l’attention de leur directeur. Alors, ils ont fait le même constat et ces cas qui venaient étaient beaucoup plus nombreux. Alors nous avons ordonné aussitôt de faire des prélèvements. Ce qui fut fait. Ils ont fait deux prélèvements que nous avons acheminés le 6 novembre au laboratoire de fièvre hémorragique de Conakry à Nongo. Le 19 novembre, nous avons été informés par l’ANSS que les deux échantillons qu’on avait expédiés, l’un des échantillons était positif à la fièvre jaune et dès qu’on a reçu cette information, nous avons aussitôt attiré le centre d’opération d’urgence de Koundara. Avant qu’on se rendre compte que c’était la fièvre jaune, nous avons enregistré 12 décès sur les 25 cas confirmés ».

Toutefois, rassure Dr Kalivogui, la situation est sous contrôle à Koundara. « L’ANSS a dépêché une équipe pour l’investigation de la riposte au niveau de Koundara et cette équipe est arrivée hier lundi à 23H et l’équipe est déjà sur le terrain pour travailler. Il y a la sensibilisation de la population, les personnes infectées et identifiées sont orientées vers le Centre de Traitement Epidémiologique pour une prise en charge. Certains sont guéris et sont déjà rentrés en famille et les autres sont encore au Centre pour poursuivre le traitement. Donc, pour éviter cette maladie, il faut naturellement se protéger la nuit. Nous demandons à tous les habitants de Koundara de dormir sous des moustiquaires imprégnées pour éviter de contracter cette maladie », a-t-il conseillé.

Mariame Diallo pour Guineepremiere.com

684

Comments

comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!