Démission de Sanou Kerfalla de l’URTELGUI : ce qu’en disent certains journalistes

Après avoir passé cinq (5) années à la tête de l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), Sanou Kerfalla Cissé a rendu le tablier hier lundi, 16 novembre 2020. Il a indiqué que pour des « raisons personnelles », il ne peut plus continuer à exercer sa mission. Des journalistes Guinéens interrogés à ce sujet ce mardi apprécient diversement cette décision. Si certains tentent d’y apporter une explication, d’autres pensent déjà aux défis qui attendent celui qui va remplacer le patron du groupe de presse Afric Vision.

 Aboubacar Camara Secrétaire général de l’URTELGUI et directeur de Gangan Radio TV : « D’aucuns peuvent parler d’étonnement, d’autres parleront certainement de surprise. Mais il faut dire que nous, à notre entendement, lorsqu’on a passé plus de cinq ans à la tête d’une telle institution avec tous les contours et les pourtours que nous connaissons en termes de charge, à un moment donné, on peut être amené à vouloir quitter la tête de l’institution pour permettre à d’autres personnes de prouver de quoi elles sont capables », soutient notre confrère.

Mamoud Diallo, journaliste de la radio Nostalgie FM : « vous savez que le mot démissionner n’existe pas dans le dictionnaire du guinéen. Après la démission de Sidy Diallo à la tête du SPPG, si Sanou Kerfalla Cissé également démissionne, après cinq années à la tête de cette instance, je pense que c’est un bon exemple sourtout pour ces personnes qui pensent qu’elles sont indispensables. C’est un bon exemple pour l’alternance… »

Sous l’égide de Sanou Kerfalla Cissé, des progrès ont été enregistrés notamment la revue à la baisse des redevances annuelles des médias audiovisuels. Mais, il reste tout de même de nombreux défis à relever. Mamadou Aliou Bangoura, journaliste de la radio FM : « Celui qui va lui succéder aura une certaine tache à accomplir notamment la convention collective des journalistes dont la rédaction n’est pas encore achevée. On le sait très bien, l’URTELGUI et d’autres associations de presse font partie de la commission de rédaction de cette convention. C’est quelque chose que beaucoup de journalistes attendent au même titre que les patrons de presse… »

Au lendemain de la démission du président de l’URTELGUI, de nombreux observateurs pensent que la lutte pour sa succession sera rude. Les dés sont jetés !

Ibrahima Sory pour Guineepremiere.com

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