Oyé Guilavogui à la Tabaski : « on n’avance pas parce qu’on ne s’entend pas, on ne s’aime pas… »

C’était un jour attendu pour la plupart des fidèles musulmans de Guinée. Après 4 mois d’absence dans les lieux de cultes à cause de la prévalence du coronavirus, ils ont finalement obtenu l’accord des autorités d’accomplir leur obligation religieuse dans les différentes places publiques définies pour la prière. A la grande mosquée de Sangoyah, dans la commune de Matoto, les fidèles se sont réjouis de la célébration de la Tabaski, même si la distanciation sociale n’a pas été respectée.

C’était la ferveur populaire ce vendredi tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Hamidou Sylla, citoyen de Sangoyah, n’a pas caché sa joie. « Je suis très content du fait qu’on a prié aujourd’hui. Je remercie le bon Dieu de nous avoir permis de vivre ce jour en bonne santé et d’accomplir cette prière. Nous prions Dieu qu’il répande sa miséricorde au monde entier et à la Guinée en particulier en nous débarrassant de cette maladie », a lancé monsieur Sylla.

Du côté de Youssouf Camara, cette autre fête reste exceptionnelle.  « C’est une fête exceptionnelle avec cette pandémie ; mais, nous parvenons quand-même à gérer.  Néanmoins, je suis très heureux aujourd’hui. Je félicite le Chef de l’Etat qui, malgré cette pandémie, a autorisé tous les fidèles musulmans de Guinée d’accomplir ce devoir, ce jour sacré de sacrifice à ouvrir les mosquées pour accomplir ce devoir religieux. »

Hormis la crise sanitaire et économique qui secoue la Guinée, celle politique plane à l’horizon. Une situation qui préoccupe des guinéens. Le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts en est bien conscient.  Oyé Guilavogui prêche à l’harmonie pour qu’il y ait le développement tant souhaité. « Nous avons vu les autres pays comment ils avancent. Nous, on n’avance pas parce qu’on ne s’entend pas, on ne s’aime pas, on se donne pas la main. Nous prions tous les guinéens de se donner la main que ça soit en période d’élection ou pas. Quoi qu’on dise, le chef est choisi par Dieu. Le reste n’est qu’une formalité. Donc, nous prions tous les guinéens à l’apaisement, à la concorde pour que finalement ce pays retrouve sa prospérité ».

Est-ce par inattention ou par manque de contrôle ? En tout cas, la distanciation sociale n’était pas au rendez-vous à la grande mosquée de Sangoyah ce vendredi, 31 juillet 2020. Cependant, chaque citoyen était muni de sa bavette.

Saidou Baldé pour Guineepremiere.com   

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