Conakry : quand la crise du Covid-19 se fait sentir chez les coiffeurs !

Depuis l’apparition de la pandémie du Covid-19 en Guinée, beaucoup de secteurs d’activités tournent au ralenti, alors que d’autres sont à l’arrêt. C’est le cas des gérants des salons de coiffure qui ne savent plus à quel saint se vouer. La rareté de clients, le manque d’électricité, la cherté de la vie sont des facteurs qui impactent négativement sur leur travail. Tel est le constat fait par un reporter de Guineepremiere dans la journée de ce mercredi, 6 mai 2020, notamment au quartier Cosa, dans la commune de Ratoma.  

Amadou SALL, assis devant son salon de coiffure faute de clients, ronge son frein et raconte ses difficultés. « Chez moi ici, avant  l’arrivée de cette pandémie du Covid-19 en Guinée, tout marchait comme sur des roulettes. Je pouvais coiffer près de 180 personnes par jour. Avec cet argent, j’assurais toutes mes dépenses, qu’elles soient familiales, salaire des employés et petits besoins. Mais, depuis l’arrivée de cette maladie, je parviens à peine à joindre les deux bouts. Les clients ont peur de venir à cause du Covid-19. Les rares personnes qui viennent n’atteignent pas 20 par jour ».

Amadou Sall

Parlant de la fourniture de l’électricité, Amadou SALL se plaint des délestages. « Depuis que le gouvernement a annoncé la gratuité de l’électricité, elle est devenue de nos jours une denrée rare suites aux coupures intempestives. Pour palier ce manque, j’utilise un groupe électrogène qui consomme énormément du carburant comparé à EDG (Electricité De Guinée). Si réellement le gouvernement veut nous aider, qu’il diminue le prix du litre du carburant à la pompe. »

Pour ce qui est des mesures d’hygiène, Amadou SALL a expliqué avoir pris ses dispositions. « S’agissant des mesures d’hygiène, j’ai toujours travaillé avec de l’alcool pour désinfecter les machines et à l’entrée  j’ai fait installer un seau d’eau de javel où chaque client se lave les mains avant d’accéder à l’intérieur du salon. Nous portons tous de masques de protection », a-t-il indiqué.

C’est les mêmes plaintes chez Thierno Soufiane Diallo, un autre coiffeur interrogé par notre reporter. « L’apparition de ce maudit virus nous affecte énormément comme tout le monde. Nous formons un effectif de quatre personnes, mais il y a un qui travaille à l’intérieur. Nous autres, comme vous le constatez, nous sommes assis dehors par manque de clients. Un autre facteur non moins important qui nous fatigue aussi, c’est le manque d’électricité. Lorsqu’elle est en manque, on utilise  un groupe électrogène qui peine parfois à alimenter nos machines. Quant à l’hygiène, avant de toucher la tête d’un client, nous désinfection nos mains et des kits sont installés. »

Thierno Soufiane Diallo

Ibrahima Souaré pour guineepremiere.com

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