Violences électorales de Mamou : le maire de la commune rurale de Porédaka remis en liberté

Le controversé double scrutin du 22 mars dernier avait été émaillé de violences meurtrières, de destructions d’édifices et de matériels électoraux et d’une chasse à l’homme contre les opposants au régime d’Alpha Condé. La commune rurale de Porédaka, à environ 50 kilomètres de Mamou, n’avait pas échappé aux soubresauts de cette période. Son maire, Elhadj Maka Diallo, détenu avec 5 autres conseillers communaux à la prison civile de Mamou, a bénéficié d’une remise en liberté le mardi 07 avril 2020.

C’est son entourage qui a confirmé l’information à un reporter de Guineepremiere, précisant qu’il est rentré à Porédaka, en  attendant la suite de la procédure au Tribunal de Première Instance de Mamou. « Le maire est rentré après avoir passé plus de deux semaines (il fut arrêté le 23 mars 2020, ndlr) de détention ici. On attend de voir la suite de l’affaire devant le juge. En attendant, il se repose et a bénéficié d’un accueil triomphal à son retour », a dit notre source sous anonymat.

De nombreux autres élus locaux sont incarcérés à Mamou, suite au contesté scrutin législatif couplé au tout aussi décrié référendum constitutionnel du 22 mars. Du matériel électoral avait été incendié dans certaines communes rurales, des édifices publics détruits.

La suite avait été une véritable chasse à l’homme orchestrée par les autorités contre les élus locaux et autres jeunes responsables de l’UFDG dans la préfecture de Mamou, le principal parti de l’opposition en Guinée. Certains ont été jugés et renvoyés des fins de la poursuite pour délit non constitué, d’autres ont écopé de peines de prison assorties de sursis. Plusieurs autres croupissent encoure dans les geôles de la prison civile de Mamou.

A Porédaka, des citoyens supposés avoir aidé à faciliter les nombreuses arrestations sont aujourd’hui persona non grata dans leur propre localité. « Mamadou N’diârendi, Oularé et Ibrahima Tanta sont interdits de circuler là-bas pour le rôle qu’ils ont joué dans les arrestations. Ils sont confinés chez eux. D’ailleurs Ibrahima Tanta lui, a disparu des radars. Il serait caché », a confié une source basée à Porédaka.

Alpha Ben Alimou pour guineepremiere

139

Comments

comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!